La Liberté

Opérations israéliennes "achevées" dans l'est de la ville de Gaza

Des déplacés palestiniens ont installé leurs tentes dans le parc d'attractions Asdaa, dans le sud de la bande de Gaza. © KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD
Des déplacés palestiniens ont installé leurs tentes dans le parc d'attractions Asdaa, dans le sud de la bande de Gaza. © KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD
Des Palestiniens blessés dans un bombardement israélien à l'hôpital de Khan Younès. © KEYSTONE/AP/Jehad Alshrafi
Des Palestiniens blessés dans un bombardement israélien à l'hôpital de Khan Younès. © KEYSTONE/AP/Jehad Alshrafi
Un proche de Palestiniens tués pleure devant leurs dépouilles à l'hôpital Nasser de Khan Younès. © KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD
Un proche de Palestiniens tués pleure devant leurs dépouilles à l'hôpital Nasser de Khan Younès. © KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD
Selon le chef de l'Unrwa Philippe Lazzarini, "il n'y a absolument aucun endroit sûr" dans le territoire palestinien, où l'eau et la nourriture manquent, où plus de 80% de la population ont été déplacés et où les habitants vivent dans des conditions "désastreuses". Ici, un enfant de 9 ans malnutri. © KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD
Selon le chef de l'Unrwa Philippe Lazzarini, "il n'y a absolument aucun endroit sûr" dans le territoire palestinien, où l'eau et la nourriture manquent, où plus de 80% de la population ont été déplacés et où les habitants vivent dans des conditions "désastreuses". Ici, un enfant de 9 ans malnutri. © KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD
Des Palestiniens blessés dans un bombardement israélien à l'hôpital de Khan Younès. © KEYSTONE/AP/Jehad Alshrafi
Des Palestiniens blessés dans un bombardement israélien à l'hôpital de Khan Younès. © KEYSTONE/AP/Jehad Alshrafi
Un proche de Palestiniens tués pleure devant leurs dépouilles à l'hôpital Nasser de Khan Younès. © KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD
Un proche de Palestiniens tués pleure devant leurs dépouilles à l'hôpital Nasser de Khan Younès. © KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD
Selon le chef de l'Unrwa Philippe Lazzarini, "il n'y a absolument aucun endroit sûr" dans le territoire palestinien, où l'eau et la nourriture manquent, où plus de 80% de la population ont été déplacés et où les habitants vivent dans des conditions "désastreuses". Ici, un enfant de 9 ans malnutri. © KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD
Selon le chef de l'Unrwa Philippe Lazzarini, "il n'y a absolument aucun endroit sûr" dans le territoire palestinien, où l'eau et la nourriture manquent, où plus de 80% de la population ont été déplacés et où les habitants vivent dans des conditions "désastreuses". Ici, un enfant de 9 ans malnutri. © KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD


Publié le 10.07.2024


L'armée israélienne a annoncé mercredi soir avoir achevé ses opérations lancées le 27 juin à Choujaïya, quartier de l'est de la ville de Gaza théâtre de violents combats depuis cette date. L'offensive avait été étendue lundi aux quartiers du centre-ville.

L'offensive a permis le démantèlement de "huit tunnels" et l'élimination de "dizaines de terroristes" ainsi que la destruction de "base de combats et d'immeubles piégés", selon un communiqué militaire.

L'armée israélienne avait appelé mercredi tous les habitants à évacuer la ville de Gaza, la principale du territoire palestinien assiégé. Des milliers de tracts, appelant "toutes les personnes" à évacuer via des "couloirs de sécurité", ont été largués au-dessus de la ville de Gaza, dans le nord du territoire.

Ces tracts avertissent que cette ville déjà en partie détruite, où se trouvaient jusqu'à présent 300'000 à 350'000 personnes, selon l'ONU, restait "une zone de combats dangereuse".

Nouvelles discussions au Qatar

Les troupes au sol, appuyées par des chars et des bombardements aériens, ont été engagées dans d'intenses combats contre le Hamas et ses alliés, les plus violents dans la ville de Gaza depuis le début de la guerre, qui ont déjà poussé des dizaines de milliers d'habitants à fuir.

Ces nouvelles directives "ne feront qu'ajouter aux souffrances de masse pour les familles palestiniennes, dont beaucoup ont été déplacées à de nombreuses reprises", avait mis en garde mercredi le porte-parole du secrétaire général de l'ONU António Guterres, Stéphane Dujarric.

Après des mois d'efforts diplomatiques restés vains, de nouvelles discussions doivent commencer au Qatar pour tenter d'avancer vers un cessez-le-feu et une libération d'otages enlevés lors de l'attaque menée par le Hamas le 7 octobre contre Israël, qui a déclenché la guerre.

Une délégation israélienne menée par le chef du Mossad, David Barnea, est arrivée mercredi à Doha, selon une source proche des négociations. Le directeur de la CIA, William Burns, y était aussi attendu.

Une "ville fantôme"

L'armée a annoncé mercredi que les soldats avaient mené "une opération contre des terroristes du Hamas et du Djihad islamique qui utilisaient le siège de l'UNRWA", l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens dans la ville de Gaza, "comme base pour lancer des attaques", et avaient "éliminé des terroristes".

Selon le commissaire général de l'UNRWA, Philippe Lazzarini, les combats des derniers jours ont jeté 350'000 personnes sur les routes, alors que la quasi-totalité de la population du territoire a déjà été déplacée par la guerre.

"C'est la 12e fois qu'on est déplacé. Combien de fois faudra-t-il encore endurer cela? Mille fois? Où allons-nous finir?", a témoigné Oum Nimr al-Jamal, une Palestinienne qui a fui la ville de Gaza avec sa famille.

Le porte-parole de la défense civile et des témoins ont affirmé que les forces israéliennes s'étaient retirées de Choujaïya. Ce quartier est devenu "une ville fantôme", a déclaré le porte-parole. Des images de l'AFP ont montré mercredi des habitants de Choujaïya marchant au milieu des décombres, dans un paysage dévasté.

Combats à Rafah aussi

Les combats ont fait rage aussi dans le sud du territoire, où des chars israéliens sont entrés dans le centre de Rafah, selon des témoins qui ont fait état de tirs intenses dans cette ville frontalière avec l'Egypte.

Le ministre israélien de la défense, Yoav Gallant, a affirmé que l'armée avait "éliminé ou blessé 60%" des combattants du Hamas pendant les neuf mois de guerre.

Mardi soir, pour la quatrième fois en quatre jours, une frappe israélienne a touché une école abritant des déplacés à Abassan, près de Khan Younès, dans le sud, faisant 29 morts dont des enfants, selon une source médicale et le Hamas. L'armée a dit viser des "terroristes". Paris et Berlin ont condamné ces frappes.

La guerre a éclaté le 7 octobre après une attaque menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1195 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. Sur 251 personnes alors enlevées, 116 sont toujours retenues à Gaza dont 42 sont mortes, selon l'armée.

En riposte, Israël a promis de détruire le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, et a lancé une offensive militaire qui a fait jusqu'à présent 38'243 morts, en majorité des civils, selon le ministère de la santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

Lors d'une rencontre mercredi à Jérusalem avec le coordinateur de la Maison-Blanche pour le Moyen-Orient, Brett McGurk, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a réitéré son engagement en faveur d'un accord de cessez-le-feu "tant que les lignes rouges d'Israël sont respectées".

ats, afp

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